Point alimentaire

Le Point alimentaire constitue un rendez-vous incontournable pour bon nombre de familles du quartier de Cronenbourg et… au-delà !

L’aide dispensée facilite la traversée de situations difficiles et le retour à l’équilibre.

La durée de cette aide est fixée par des professionnels de l’action sociale qui établissent un bilan diagnostic comportant le décryptage des différents parcours, l’identification des problématiques et la définition des mesures à mettre en œuvre.

Entre 30 et 60 familles sont accueillies tous les 15 jours, moyennant une participation financière de 3€ par colis alimentaire.

Le déroulement des différentes opérations liées à cet accueil s’opère selon la chronologie suivante :

    • jeudi soir :
    • de 18h30 à 20h00 : installation des tables et mise en place des denrées non périssables stockées dans les locaux de la paroisse
    • vendredi matin :
    • de 10h à 12h : réception des denrées périssables à la Banque Alimentaire
    • de 13h à 14h : réception des denrées périssables à la Banque Alimentaire
    • de 14h à 15h : stockage des denrées et préparation des colis alimentaires
    • de 15h à 20h : accueil des familles et distribution des colis
    • samedi matin :
    • de 9h30 à 12h00 : accueil des familles et distribution des colis alimentaires, nettoyage-rangement des locaux, acheminement des cartons de conditionnement à la déchetterie.

La mise à disposition des véhicules de l’association permet le transport des denrées et autres marchandises liées à l’accompagnement de familles en difficulté.

11 personnes, dont 6 personnes salariées et 5 personnes bénévoles, sont impliquées dans le point alimentaire.

Durant l’année 2017, nous avons enregistré 3 510 présences (1 978 présences adultes et 1 532 présences enfants). 183 familles différentes ont été accueillies, soit 562 personnes (287 femmes et 275 hommes). S’y ajoutent plus de 1500 passages occasionnels pour les raisons les plus diverses.

Les nombreux passages occasionnels sont estimés à plus d’un millier ! 

Car bien des personnes franchissent au quotidien le seuil de la porte du foyer paroissial pour des raisons les plus diverses : renseignements, inscriptions, orientations en lien avec des questions liées au travail, au logement, à la santé, à la gestion administrative ou financière, aides dans le cadre de situations d’urgences, dépannages en tous genres…

 

La précarité est loin d’être en recul, bien au contraire !

L’on assiste à une recrudescence de pauvretés aux contours et aux origines multiples : matérielle, économique, sanitaire, intellectuelle, culturelle, sociale, spirituelle…

Dans ce contexte de paupérisation croissante, les familles sont frappées de plein fouet et sujettes à toutes sortes de fragilités et de … crises !

Déstabilisation, démobilisation, démotivation, dépréciation, dévalorisation, désorientation, déstructuration et destruction constituent autant de menaces qui planent sur le devenir des personnes.

L’accumulation des pauvretés marque les visages et les cœurs des personnes et influe sur le cours de leurs vies.

Elles nécessitent de la part des intervenants un accueil et une écoute qui requièrent une grande disponibilité et interrogent en permanence la capacité de l’équipe à trouver des réponses adaptées, n’induisant pas une simple dépendance-assistance, mais invitant les personnes accueillies à être les acteurs de leurs trajectoires.

Le défi est d’autant plus difficile à relever que l’accompagnement est confronté à la prise en compte de situations plurielles : travailleurs pauvres, surendettés, RMIstes, demandeurs d’asile, jeunes en errance, familles au chômage, personnes âgées, personnes souffrant d’isolement et de solitude,  sujettes à des fragilités physiques, voire mentales…  aide « vitale » pour les uns, un complément pour les autres, en passant par une aide ponctuelle d’urgence, une aide limitée dans le temps ou une aide de longue durée, les contextes sont les plus variés !

L’ampleur de la tâche et la multiplicité des situations impliquent un nécessaire travail en partenariat. La mise en synergie des potentialités et des compétences favorisent une meilleure approche et prise en compte des problématiques soulevées.

L’association Les Disciples est résolument engagée dans une démarche partenariale tendant vers la recherche constante d’une mise en commun des ressources disponibles.

Elle œuvre en relation étroite avec l’ensemble des acteurs concernés par la dimension sociale, au sein du quartier de Cronenbourg et au-delà. Plus précisément, elle se situe dans une démarche de concertation avec la Banque Alimentaire,  le Centre Médico-Social, le Centre Social et Culturel Victor Schœlcher, CRENO, CUS-Habitat, les Paroisses catholiques du Bon Pasteur et Saint Florent (Conférence Saint-Vincent de Paul), la Paroisse Protestante de la Cité, Relais Emploi,  les Restos du Cœur, le Service de Protection des Mineurs, le Service de Prévention Spécialisée, et autres associations ou structures partenaires du quartier.

L’association s’inscrit par ailleurs dans un projet commun élaboré entre les Banques Alimentaires et leurs partenaires associatifs ou autres.

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Ce projet comporte 5 axes visant à conduire les personnes à entrer dans une démarche de « consom’acteurs ».

Les 5 axes sont les suivants :

    • développer une relation de confiance avec la personne accueillie, respectueuse de sa dignité et de son autonomie
    • renforcer des actions en faveur d’une alimentation diversifiée, équilibrée et régulière dans une perspective d’amélioration de la santé des personnes accueillies
    • favoriser un accompagnement personnalisé
    • valoriser des formes de rencontres et de partages conviviaux, créateurs de liens sociaux
    • œuvrer en concertation avec les acteurs engagés sur cette même thématique, dans un souci de responsabilité partagée.

Cette démarche, qui participe à la lutte contre l’exclusion et la précarité, doit permettre à la personne accueillie de cheminer vers l’autonomie.

L’accompagnement de familles en difficulté est une réalité des plus complexes au sein de laquelle il convient de réinterroger en permanence sa pratique.

Car il reste du pain sur la planche, il reste du chemin à faire et des efforts à consentir, il reste, selon l’expression de sœur Emmanuelle de l’ « acharnement à mettre en œuvre pour que l’Homme soit respecté » et que des hommes, des femmes et des enfants soient restaurés dans leur dignité et ne restent pas sur leurs… faims !

* Les données ci-dessus sont extraites du « Rapport d’activité 2017 »

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